Category: Mes histoires fantastiques


 

 

La lune n’est pas encore visible, nous pouvons donc à loisir, mes collègues et moi-même, deviser sous nos aspects communs. Mais dans quelques heures… comme hier soir, tard…

Les quelques gouttes de mon ciel ne m’ont pas empêchée de sortir.  Costume d’apparat et mine idoine, je décidai d’ exposer mon art à la lune.  Mon ami Merlin venait d’acquérir un petit bijou de baguette magique, il m’est venu l’envie de l’essayer avec lui ! Le trajet n’était pas bien long, il suffisait de quelques courants d’air bien maîtrisés.

Soudainement l’orage éclaira l’immensité… la neige se mêla aux trombes givrantes. Mes amis, quel Galimatias !!! J’hésitai un peu… Merlin était en panne de téléphone et météo France aux abonnés absents ! Que faire ? Je sortis néanmoins mon joujou de son garage, et … je n’ai rien pu faire ! 

Le balai refusa obstinément la transformation en pelle à déneiger, sorry … Il fulmina à chaque incantation, j’avais du noir de suie plein les narines. Ce n’est pas  faute d’essayer de l’amadouer en le trempant dans la cire d’abeille mais … blocage  total ! Faudra bien, un de ces quatre, lui changer le joint de calebasse et refaire les rotors  cyclotimides… je ne sais pas ce qu’il va se passer quand je lui mettrai un tournevis  plasmatéiforme dans l’orifice du jugulchouette !

Bon, inutile de se faire du mouron à l’avance, demain étant un autre jour, comme disait  Carmen et comme chacun sait bien !

sorcier_047Ensorcellement vôtre

 

   ¢αѕтα

 

 

 

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Voici extraite des mémoires inachevées de T. Tournesol
la véritable histoire du PHASCOGALE

 

 


 terre019

Le professeur COGALE est issu d’une famille très anciennement implantée en
Pays de Galles. Depuis des lustres associée aux découvertes scientifiques du
Royaume uni, la famille Cogale* réside dans les environs de Norwich.

C’est précisément à Attleborough qu’est né le petit Andrew en 1886.
Après de brillantes études de Physique au King’s College de Londres, il cherche
sa voie dans l’industrie aéronautique.
Ce n’est en 1915 qu’il rencontre Tryphon Tournesol, le célèbre astronome.

Loin des folies de la première guerre mondiale, ils expérimentent une lunette basée
sur le principe des boules de voyantes extralucide .

Et ne me demandez pas ce qu’ils y ont vu…par

le petit bout de la lorgnette!

Tout ce que je sais c’est qu’il reste de leurs travaux une :
liste des astéroïdes potentiellement dangereux,
en anglais : list of the Potentially Hazardous Asteroids,*
en abrégé (langue non reconnue par la charte sur les langues européennes) PHAs

Tryphon, naturellement distrait comme vous le savez tous,

oublia d’aller signer le document arrêtant ses droits de

créateurs sur cette liste.

C’est pourquoi nous héritons aujourd’hui d’un PHAsCogale et non pas d’un PHAsTournesolCogale,
ou d’un PHAsCoTour.

Un procès a été intenté dernièrement par les héritiers d’Andrew contre une association espagnole,
pour préjudice moral suite à l’emprunt de leur nom de famille.
Le tribunal devra se prononcer pour ou contre l’appellation : COGALE *, issue de « colectivo de gais, lesbianas, bisexuales y transexuales de León »

 

On comprend leur émoi…

 

© ¢asta

 


La réalité plus forte que la fiction :
•* le nom Cogale existe vraiment en écosse et en Pays de Galles
•* Le PHAs ou List Of The Potentially Hazardous Asteroids est réel
•* Cette association existe vraiment.

 

Laloubella Love

 

 

 

Depuis deux semaines

on me rebat les oreilles

de ces deux mots.

Comment peut-on porter

un nom pareil ? On

dirait une publicité pour

une boite de loukoums !

« Tu vas voir… » m’ont-ils dit,

 « une beauté pareille… tu n’en

 reviendras pas ! »

Je n’en demandais pas tant .

Tel Alexandre le bienheureux

 je m’accommodais plutôt bien

de ma solitude dorée.

 Les jours succédaient aux

nuits, sans poids, en un

mouvement perpétuel,

apprivoisé, consenti,

presque amical.

La maison n’avait pas de secret

pour moi. J’entrais en fusion

 avec elle, me répandant dans

 chaque pièce

avec une indicible gourmandise.

L’idée même de partager mon

 désordre avec une compagne 

ne me tourmentait plus

depuis longtemps.

Et maintenant !

Maintenant,

voilà que tout était remis en

question.

Maintenant,

elle me faisait face .

Deux yeux, deux yeux d’un bleu

 profond,

deux yeux en amande,

deux yeux scrutateurs et

intelligents me fixaient.

C’était comme un coup de

 poing au plexus.

Dans une robe gris perle,

l’allure d’une reine de Saba,

un port de tête à la grâce

 insensée, elle se

déplaça avec l’élégance racée

 d’un félin sauvage.

Un frisson agita ma paupière et

 le temps fut suspendu.

Il chanta dans mon esprit des

mots de velours et de

soie quand elle se

pelotonna sur la méridienne

du salon.

Jusqu’à son parfum qui me fit

frémir le bas du dos.

J’arrondis instinctivement

les épaules, penaud. Je me

 sentis soudain maladroit,

lourd et

terriblement désespéré.

Comment me hisser au niveau

 de cette étoile, moi, un simple

 rejeton de banlieue ?

La belle eût tôt fait de me

laisser à mes hésitations.

Avec négligence, elle émit un

 soupir qui en dit long sur

le peu d’intérêt que

je lui inspirais.

« Oublie mon gars » pensai-je,

 « tu es en présence

d’une idole à vénérer, rien d’autre ! »

C’est alors que la rage

 commença à monter en moi,

avec une douloureuse 

lucidité.

 Non… je refusai cette

évidence…Impossible !

Insupportable idée…

Inaccessible à mes désirs,

lointaine et méprisante,

j’imaginai cette

Laloubella chose…

me supplantant dans le cœur 

et la vie de ma maîtresse !

Alors je me pris à courir, droit

 devant moi,

aveuglé par l’émotion.

D’un bond, je meurtris 

consciencieusement le cuir du

grand canapé du salon,

en crachant de colère,

toutes griffes

dehors.

¢αѕтα


Si on aime vraiment, et si on sait rire vraiment,

le résultat est le même : on s’oublie, ou du moins

on s’efface.

Le moi est haïssable, de qui n’aime que son moi.

Le moi est haïssable, qui se prend au sérieux,

parce qu’il ne voit que lui-même et sans aucune distance.

L’amour rend gai, et souvent l’amour fou rejaillit

en fou rire parce que les amants rient

d’être libérés d’eux-mêmes – par l’autre. 

 

 

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 Claude Roy

 

 

 

STAGE DE SORCELLERIE
niveau I et II
Ouvert tous publics

 

 

Module 1
COURS OBLIGATOIRES
 
1.Décollage et vol ascensionnel sur balai de coco ( 2000 h)
2. Atterrissage sur le même engin ( 350 h)
3. Allumage du foyer sous le chaudron et alimentation en bois ( 550 h)
4.Nettoyage de l’atelier 500 h
5. Recettes faciles à base de plantes ( 250 h)
6. Incantations à caractère météorologique( 550 h)
 
 

 

 

Module 2 Spécifique :
Les philtres malfaisants
2500 heures
 
1. Enchantement amoureux sans transformation 
 2. Avec transmutations en animaux divers : crapaud, porc, autres…. 
3. Je ne transforme pas ma maison en dépotoir à cause de mes erreurs incantatoires( exercices pratiques avec vidéo : 100 heures )
4. Je ne transforme pas la sorcière formatrice pendant un exercice ( 120 heures)
5. Comment éviter le surdosage de potion magique ( 500 heures)
6 Comment survivre au mauvais sort ( 200 heures)
7. Découverte des coups de pieds occultes et appels au peuple. ,
 
 

 

 

Module 3
Spécifique
Soigner son apparence
180 heures
 
1. Habillage et soin du costume
 a) comment enfiler, enlever et nettoyer perruque et chapeau b) idem pour les autres articles ( exercices pratiques)
 2. Le maquillage : les différents codes des couleurs et leur signification magique
3. Initiation au noircissement des dents .
 4 . Savoir se présenter par surprise
 5. Comment s’esquiver après un forfait
 6. Le rire sardonique et le ricanement inquiétant
 

 

 

Module  4
D’approfondissement :
Vol nocturne en balai de coco  650 heures
1. Décollage en marche arrière sur terrain accidenté
2. Demi-tour en catastrophe
3. Vol furtif sous le nez des radars de surveillance aérienne 4. Double salto arrière suivi d’une triple boucle piquée
5. Le travail de latéralisation : distinguer la droite de la gauche même en position dorsale
6. Comment profiter des courants aériens
7. Savoir éviter les crash ,

 

 

Les inscriptions se font ici même.
Conditions indispensables :
– avoir atteint l’âge de déraison,
– être en possession de l’autorisation écrite
de ses parents,
– et ne pas manger d’ail au petit déjeuner!
 
La sorcière Casta
est adhérente à la CSDSEMC
( chambre secrète des
sorcières et magiciennes conventionnées)
et à ce titre elle peut accepter
les gros chèques
( hi hi hi seulement les grooooos !)
Liste des inscrits
Catégorie Débutants
Daniel
Catégorie Confirmés
Pen
Marie qui aime les roses http://spaces.msn.com/amesoeur75/
 ch_souris_014
 

 

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Dans la nuit glaciale,  

 

alors que la bise agitait   star8

 

ses clochettes   gelées  

 star8 à mes volets de bois      

 

j’ai cru percevoir le froissement

 

de soie d’une étoile filante.  

123gifs052 star8

Le chat noir lové sur mon épaule

 glissa au sol et son œil refléta

             l’inquiétude.  star8

Je l’attendais dans la lumière

relative du feu de bois…  

    star8   mais il ne vînt pas.    

star8

    Alors commença   

la ronde des pourquoi.  

Le grimoire lui-même       

 semblait impuissant, ainsi que

star8  ma raison.              

star8

A l’écoute de cette nuit      

 je n’ai pu que me refléter     

dans le miroir de mon esprit. 

L’illusion des masques successifs

tomba et je finis dans l’immensité

sans nom de mon rêve. star8

 star8  Merlin avait raison … 

Le Père-Noël ne viendrait plus.

star8

J’ignore pourquoi mais ça

n’est plus pour moi…star8

J’ai beau chercher une culpabilité

dans les cercles concentriques

de ma mémoire, rien ne fait sens!

star8

Pourtant lors de mon 999 ième

anniversaire il était passé

prendre le thé,

 ici même,

sans que cela paraisse  déplacé.

star8

Alors?

star8

Serais-je trop vieille

à présent?

 Cast@ 

 

   

Grimoire

Les fines recettes de  Dame Cast@
rose irisée
L’ensorcellement amoureux
Première leçon 
Les ingrédients :
77 pétales de roses claires
( les rouges sont plus utiles pour
raviver le sentiment )
77 feuilles de menthe poivrée
Un bouquet de lavandins odorants
7 tiges de cannelle sauvage
7 cuillérées de chocolat noir en poudre
Un grand verre de sucre vanillé obtenu en
laissant dormir la gousse de vanille
dans le sucre fin d’une jarre placée
à l’obscurité pendant 30 jours.
Une racine de gingembre noueux cueillie
sous la lune rousse.
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Piler les ingrédients dans une jatte
et les réduire en fine poudre.
Lorsque l’arôme vous conviendra,
imprégnez vos vêtements avec le mélange.
Si votre peau est trop sensible, faites
une aumônière d’un carré de satin rouge
et déposez-y une partie de la poudre,
nouez d’un ruban rouge également .
Lorsque le satin est imprégné,
conservez le reste de poudre
dans une jarre à l’abri du soleil et de l’air.
Portez le satin sur vous en permanence.
sorcière marmite
 

 

Le charme :

Prononcer 7 fois la

formule elfique :

Astra esterni

ono thelduin.

Mor’ranr

lifa unin

hjarta onr.

Un du evarinya

ono varda

elfe

 

***** 

« Celui qui croit maîtriser sa vie

bardé de si fortes certitudes

 

ressassées depuis toujours

ne sait à quel point

celles-ci peuvent être balayées

 

par une rencontre,

un regard,

un souffle,

une attirance,

quelque chose

de quasi chimique,

indécelable… »

rose irisée

«  Tutoyer les anges » Quelle belle  expression !

J’allais bientôt avoir l’occasion de me frotter aux portes du « paradis » .

A l’angle de la rue de la Pie

se trouvait une grosse maison carrée.

L’enseigne rouillée pendait lamentablement

en cadence au rythme du vent marin

et mon amie Charlotte accéléra le pas.

 Sur le perron

et dans la lueur blafarde de la lune

patientait une silhouette maigre

drapée dans un manteau noir,

la toile lourde

léchant des bottes

de cuir épais.

L’énigmatique personnage

nous tendit une grosse clef d’étain avec ces mots :

«  être ou avoir été,

sachez le distinguer et entrez ! »

 

La nuit nous attendait entre les murs, épaisse, lugubre…

Cœur battant et main dans la main nous progressâmes à tâtons au long d’un étroit couloir. Le crissement de nos souliers faisait écho à nos souffles courts.                      

Lorsque nous eûmes parcouru quelques dizaines de mètres, en sentant glisser sous nos doigts d’étranges créatures fuyantes, nous aperçûmes une lueur jaunâtre.

Lumière palpitante, odeur de candélabre, de suif,

lourdeur d’un air confiné…

et du haut de son perchoir ,

grimaçant,

un oiseau de proie

nous toisa de son regard

vide.                   

Tout ceci n’avait que trop duré !

Charlotte tremblait à présent.

Il fallait en finir,

tremper sa plume dans le sang de l’encrier

et signer le grimoire.

Je raidis mes doigts et traçai une lettre inconnue qui s’anima soudain,  se détachant du vélin antique et flottant  devant mon regard !

 

J’ai encore la vision de Charlotte fuyant ,

éperdue,

et dans mon oreille,

son rire,

son incroyable rire.

 

 

Mes pouvoirs sont extraordinaires .

Je n’ai plus rien de l’humain

d’avant.

 

Je perçois la respiration de la planète et les souffles

des sacrifiés.

Mon cerveau est à la croisée des destinées de l’univers.

Qui

sait

comment

revenir en arrière ?

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Casta

Dean le complice

Le Chevalier Dean

 

 

est bien connu au-delà des frontières nord-est

de  mon territoire. Sans que ceci soit prévisible

nous avons celé un pacte d’amitié.

Que dire de cet échange…?

Chacun apportant ici ce  qu’il est, nous avons 

 

réussi à  vivre d’exceptionnels instants

 

où l’humour le dispute à  la fantaisie 

 

débridée. Il manie à plaisir le sarcasme

 

et le grain de folie…

 

 

 

D’ailleurs faites-moi penser de lui demander

 

l’adresse de son fournisseur…

 

Un grain de folie dans une potion magique…

 

hummm !

 

 

Abracaboud’gra

Crénom d’une fiole à poison… en

voilà une idée qu’ elle est bonne .

Hi, hi, hi……………..

Casta