Archive for janvier, 2006


Monsieur BREL

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Au pied du micro, une petite flaque, nappe de sueur, gouttes d’eau de vie, d’une vie qui saigne et perle de chacun des pores de la peau écorchée de tout son corps tordu, entortillé tel un linge, gargouille ruisselante au-dessus d’une fosse… C’est Brel dans son « tour de chant ». L’image la plus forte qu’on puisse imaginer et retenir. L’image indélébile, celle qui ne sèche pas. Brel, en scène, est l’être de chair, de sang et d’eau qui, tout d’abord, laisse beaucoup de lui-même sur place – physiquement parlant. Il perd son eau, son sel, une part de son poids – et pas du tout négligeable : cinq à six cents grammes en un peu plus d’une heure, une heure seulement, et il en abandonne les traces à ses pieds, au bas du micro. S’il a beaucoup transpiré, s’il a autant postillonné que craché son venin d’amour d’homme révolté, il ne s’est guère éloigné du piquet dressé devant lui, un micro qui n’avait alors rien de baladeur… Vingt ans après sa disparition, plus de trente ans après ses adieux à la scène, comment pareille image d’un homme en état de transe sudatoire donne-t-elle une idée de son art scénique ? C’est un souvenir semblable qu’évoque le guérillero du rock que fut Joe Strummer, du groupe Clash. « Quand je repense à Clash, je n’ai aucune image, aucun son… Je me souviens seulement d’une intensité extrême et de la sueur ». La sueur, les rockers connaissent ! Et on pourrait croire qu’ils n’ont pas à envier celle de Brel… Si ! Car la leur s’éparpille partout sur la scène, s’égrène d’un élément du « matos » à un autre ; la leur se répand et s’évapore dans les fumigènes lumineux. Elle n’est pas là, dense, compacte, pièce à conviction du corps mouillé, de la chemise inondée, du coeur essoré, de l’âme trempée. Devoir paraître en scène conduisait Brel, régulièrement, à vomir en coulisses. Etre en scène l’amenait à se vider, toujours, là où il se plantait, droit, debout, seul. Il fonçait et il fondait…
 Pierre Favre

 

 LA PENSEE UNIQUE 

 Je pensais que la pensée unique n’existait pas,

et que chacun d’entre nous avait son libre arbitre,

mais cet article  me fait vraiment réfléchir sur la question !

A vous de juger …

 

Le cerveau de l'indépendance

Peter est dans une salle d’attente. Une fumée semble provenir  d’une

bouche d’aération. Il regarde les personnes autour de lui : aucune d’entre

elles ne semble la remarquer. Peter se replonge dans sa lecture.Mais maintenant, il sent une odeur de brûlé. Il lève à nouveau la tête :

aucune réaction autour de lui, chacun lit tranquillement son magazine.

Peter se dit que cette odeur n’est pas si forte, et retourne à sa lecture.

Dans cette expérience, ses compagnons de salle étaient des acteurs

payés pour ne pas réagir. Devant leur stoïcisme feint, il faudra à Peter

dix minutes et une fumée étouffante avant de sortir de la pièce pour

signaler que quelque chose ne va pas.

Un groupe peut-il nous faire croire nimporte quoi, y compris qu’un

feu qui nous menace n’existe pas ?

Dans une expérience encore plus simple datant des années 1950,

SolomonAsch, de l’université Carnegie-Mellon, à Pittsburgh,

aux Etats-Unis, demandait à des étudiants de comparer la taille

de quelques lignes tracées sur une feuille de papier :

plus grandes ou plus petites ?

Une tâche qu’un enfant de 5 ans peut accomplir sans difficulté.

Mais avant qu’ils ne décident, on leur donnait la réponse d’un

groupe de sept de leurs camarades. Et dans certains cas,

le groupe donnait exprès une réponse unanime mais fausse.

A la stupéfaction des chercheurs, les trois quarts des sujets

ont choisi au moins une fois de donner la même réponse que

le groupe, alors quelle était évidemment fausse.

Et la moitié du temps, un sujet sur quatre se conformait au

consensus faux !

Le docteur Solomon Asch est mort en 1996, il s’est demandé

toute sa vie ce qui pouvait bien expliquer cette incroyable

abdication des humains devant les mauvais choix de

leurs congénères.

La réponse vient peut-être dêtre trouvée grâce à l’imagerie

cérébrale fonctionnelle. A l’université Emory d’Atlanta

, aux Etats-Unis, Greg Berns a regardé ce qui se passe

dans le cerveau au moment où l’on décide de faire comme

tout le monde .

Lorsque la personne dans le scanner apprend ce qu’un groupe

a choisi de façon unanime, c’est la perception même de

l’objet qui est modifiée !

L’activité des aires sensorielles, qui mesurent, jaugent,

évaluent les objets extérieurs, est modifiée par le jugement

du groupe, même si celui-ci se trompe clairement.

Tout se passe comme si le sujet de l’expérience ne voyait

plus la réalité telle quelle est, mais la réalité modifiée par

l’opinion des autres.

La ligne que le groupe dit être plus longue, chaque sujet

la verrait, lui aussi, plus longue! Et lorsque, au lieu de cette

plate conformité, le sujet prenait la décision de s’exprimer

contre l’avis unanime du groupe, c’était la région de la peur

dans son cerveau émotionnel qui était activée.

Comme s’il savait qu’il est dangereux d’affirmer l’évidence,

de clamer la vérité devant un groupe qui ne la voit pas.

Nous ne sommes donc pas totalement en contrôle de ce

que nous percevons.

Le manteau de l’empereur nu existe bel et bien dans le

cerveau qui le perçoit, aussi longtemps que tout le monde

dit le voir aussi.

Quelle responsabilité cela nous donne-t-il ! S’il est si facile

pour un groupe décraser le jugement de chacun là où il

prend naissance, au cours même de la perception dans

le cerveau, chacun de nous se doit dêtre d’autant plus

vigilant sur ses choix.

Pour découvrir, et pour défendre, une « vérité » qui existe

hors des conformismes, il ne peut y avoir que le jugement

individuel de celui ou celle dont l’intégrité et le courage

sont plus forts que la peur du rejet des autres.

C’est l’exemple que nous ont laissé Galilée, Luther,

Darwin, Freud, Einstein ou Martin LutherKing.

Leurs découvertes ou leurs engagements se sont faits,

à l’époque, contre l’unanimité de leur milieu.

Aujourdhui, et sans aller jusquà changer le monde,

nous avons tous besoin de cette intégrité et de ce courage

pour orienter notre vie différemment.

Comment éviter, sinon, les modèles généralisés

d’hyperconsommation ou de relations superficielles

qui abondent autour de nous, et nous autoriser à évoluer vers

une vie plus épanouissante ?

 
Cela explique en partie ce qu’on appelle les phénomènes de foule,
où le groupe semble se conduire telle une meute prête à suivre un meneur.
Cela explique aussi que face à des idées partagées par le plus grand nombre,
certains aient peur de clamer leur propre opinion,
quand bien même celle-ci serait pourtant la meilleure,
ou du moins, tout aussi bonne que d’autres.
Enfin, cela dévoile aussi que l’orgueil est peut-être aussi le frein à accepter le choix d’autrui;
l’envie de paraître semblant plus forte que l’envie d’être honnête.
Bref, un vrai débat en somme… 
 

 

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à ARIELLE

Disponible aux autres,

tu n’hésitais pas

à nous toucher,

de la main,

du sourire et du coeur.

 

Pourquoi ma Belle

es-tu partie si vite

si mal

si douloureusement?

Peux-tu encore

là où tu es

entendre ces mots d’amour

que je lance aux étoiles?

 

 

Au chaud de ton bras,

il n’est pas humain

qui ne pouvait

se réchauffer.

 

Tu donnais tellement

petite Belle …

As-tu reçu autant?

 

Probablement…

enfin

je l’espère

très fort !

 

 

L’émotion

en cette assemblée

du mercredi

25 janvier 2006

me poursuit.

 

 

Nous avions tous fait

un bout de chemin

dans ton sillage .

 

 

Jolie caravelle,

tu nous as bercés

de tes remous

chaleureux.

 

 

Si ce chant d’adieu

te parviens,

dis-toi

que tu as imprégné ma vie .

 

 

Et les années à venir

ne pourront

défaire

ce que tu as fait.

 

 

Merci

de m’avoir fait

grandir.

 

Témoignage du passé :

yeux-clin-d-oeil

Bon !

Allez,

on y croit,

sortez les rames et

galériens de msn,

essayons de comprendre ce qui

vient de changer…

yeux-clin-d-oeil

Surtout,

un conseil :

SI VOUS VOULEZ QUE MOI

OU D’AUTRES VOUS RENDENT

VISITE…

allez dans vos paramètres

et veillez à ce que votre profil

soit PUBLIC,

partout,

ensuite vous pourrez

(ou pas) mettre

des renseignements privés,

si vous le souhaitez !

yeux-clin-d-oeil

En principe les explications

sur les modifications

sont sur la droite de votre page !

J’ai eu quelques hésitations

quand même, tout n’est pas

si lumineux que ça..

yeux-clin-d-oeil

M’enfin, j’suis vieille donc…

parfois  faut du temps

entre l’oeil et la cervelle,

yeux-clin-d-oeil

surtout quand je suis

en rogne !

cc48658f

à bon entendeur

⊄αst@

40 ans

yeux verts

 

 

40 ans ! La jeunesse ! 

 

40 ans le mois dernier !

40 ans de solitude dans ce monde animé !

40 ans de questions, parfois sans réponses,

le plus souvent pour entraîner une

autre question, qui elle-même

en génèrera une autre encore. 

40 ans de joies inattendues,

de joies éphémères qui peut-être

ne reviendront plus ou ressurgiront

au moment où on s’y attend le moins. 

40 ans aussi de mille et un petits chagrins

à consoler,

de mille et un petits bobos à soigner.

40 ans de bruits quotidiens, de brouhahas

refoulés, de murmures désirés.

 40 ans si longs et si courts à la fois.

Ce temps qui donne à penser qu’avant-hier

est aujourd’hui et que demain

sera peut-être plus vite là qu’hier.

 Ce temps qui, en proposant de

nombreuses tranches de vie semblables,

trouble notre pensée comme si

on ne les vivait à chaque fois que

pour la toute première fois.

 Des tranches de vie qui perturbent aussi

notre mémoire qui ne sait plus ce qu’elle

doit garder et ce qu’elle peut jeter.

 40 ans de souvenirs, comment ne pas

y perdre quelques petites cellules

grises à trop vouloir collectionner ?

 Ce tourbillon là nous contraint à

les sélectionner et c’est le commencement

de nos interrogations.

 Ces 40 ans, reviendront-ils encore une fois

pour refaire ce qui a été raté, pour noter

ce qui a été estompé, pour vivre et revivre

encore des fois et des fois ?

Sera-t-il possible de retrouver l’aiguillée

du commencement et le fil rouge

qui s’est déroulé ?

 Ces 40 ans, tu vas les réinventer,

partir d’un départ inattendu et marcher

vers une fin pleine de surprises.

 40 ans et peut-être beaucoup plus

si tu en as la volonté.

Alors, en attendant ce nouveau défi…  

Dors !

 

 

©2006. Françoise Echauzier

 

 

 

Voici l’oeuvre de la magicienne appelée : VIE !

 
 
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                                                        Comment ne pas douter

                                         Devant l’instabilité

                         Des sentiments …

    Mais comment

                Ne pas croire à leur éternité?

                              Chaque amour laissé dernière nous,

                                                                   Comme les cailloux

                                                        Du Petit Poucet,

                      Fait la preuve que nous avons existé.

    » Ceux qui nous aiment, nous aiment »

                     Inutile parfois de s’interroger.

                                   Pour quelle souffrance aimée?

                                               Pour quelle errance à retrouver ?

                           Il suffit peut-être de pouvoir accepter

                Le don qui nous est fait

                                       A l’instant où il l’est .

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¢αst@

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Dans le fond du chaudron

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 Dans le fond de mon chaudron…

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spark_04_hhdkCertes il y a moi ,spark_04_hhdk mais 

comme spark_04_hhdk

je suis un puzzle

d’émotions intenses, spark_04_hhdk

il y a des milliers de parcelles spark_04_hhdk

d’amours spark_04_hhdkhumaines spark_04_hhdk

spark_04_hhdkqui font resplendir spark_04_hhdk

 une multitudespark_04_hhdk d’existences spark_04_hhdk

       spark_04_hhdk  croisées à la mienne ! spark_04_hhdk

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                                   Cast@  
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Les rimes en fleur

 

 

Bien sûr y’a les rimes en fleur,

les métaphores

les grands discours,

les « je n’aime que toi »,

les « mon amour »,

les « pour toujours « 

Les soleils couchants, le vent,

la plage, les océans .

Les références au coeur,

c’est un organe très émouvant.

Miauler « Je t’aime »

tout le monde peut l’faire

c’est comme Amen.

C’est pas très dur

Pour dire « Bonne nuit » chaque soir,

là, faut vraiment y croire!

Pas besoin de prêt à porter,

de slogans, de phrases toutes faites.

Tous ces passe-partout,

prêts à l’emploi qu’on se répète.

Les mots d’amour c’est pas ça!

C’est bien plus compliqué

crois moi!

Les déclarations les plus belles

ne figurent pas dans les manuels.

C’est banal mais les quelques mots

que je te destine,

Je les préfère aimantés

sur le frigo de la cuisine.

Je veux voir nos initiales

côte-à-côte sur l’interphone.

Pas gravées au canif

dans l’écorce d’un chêne .

Pas besoin de vieux balcon,

de Roméo et de Juliette

Je veux me contenter

d’un petit signe par la fenêtre.

Faisons l’impasse sur les violons,

les « toi pour moi » et vice versa

Tous ces mots doux

qu’on a prononcés trop de fois

« Mon p’tit coeur, mon p’tit chat.

Mon trésor, mon petit rat.

Ma p’tite fouine, ma p’tite teigne

Ma sardine, ma sardaigne.

Mon sagouin, mon trois fois rien.

Merci qui ? Merci mon chien

Mon soleil, mon bouqet de roses

Mon orteil, ma boîte de douze

On peut bien sûr parler d’avenir,

promettre monts et merveilles.

C’est bien plus fort

« à tout à l’heure »

quand on le murmure à l’oreille

Certains construisent des châteaux,

ils y mettent des perles

de pluies.

Moi j’ai fixé une étagère

elle est d’ailleurs tombée

depuis

Ils trouvent encore des formules

quand ils se séparent.

Et habillent de ridicule

la fin de leur histoire

Moi j’ai pas le coeur brisé,

j’ai vérifié chez mon médecin

Mais je regrette ces

mots d’amour que tu me disais

si bien.

BENABAR

 

 

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… la nuit est vide et silencieuse, comme bien d’autres avant

et probablement comme beaucoup d’autres après celle-ci…

il reste, dans une petite maison aux volets bleus,

une femme de larmes, qui ne peut que douter

et parler aux étoiles

de celui qu’elle espère!

 

Cast@

 

anamorphoses

DESSINS !!!!

 

Julian Beever est un artiste britannique qui connaît la célébrité par des oeuvres à la craie qu’il a réalisées sur les trottoirs anglais, français, allemands, américains, australiens et belges.

Leur particularité ?

Beever ne se contente pas de simples dessins mais donne dans l’anamorphose, des images déformées qui, vues sous un certain angle donnent l’impression d’ images en 3 dimensions.

Jugez-en par vous même…

bon angle de vue 
 
mauvais angle de vue 
:
 site de Julian BEEVER 

A quoi ça sert d’aimer

Je ne saurais trop vous conseiller de visionner ce petit bijou !